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LYCÉE CHARLES BLANC

Perpignan

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Reconstruction des ateliers & construction d’une salle polyvalente

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Surface HON avant travaux
13000 m2
Surface HON démolies
5900 m2
Surface HON Construites
8900 m2
Surface HON totale
16000 m2
Livraison
Juillet 2011
Montant prévisionnel des travaux
14 278 175€ HT avec photovoltaïque
Montant des marchés des travaux
12 393 988,88€ HT avec photovoltaïque (plus de 1 500 000 € de gain)

Restructuration du Lycée Professionnel Charles BLANC à Perpignan

Le lycée Charles Blanc possède peu de réserve foncière. De plus, le bâti très dense est construit sur une trame rigoureuse. L’espace disponible pour la réalisation du projet est suffisant mais impose deux contraintes : utiliser des étages pour loger des fonctions sans nuire à la qualité des relations fonctionnelles et flirter avec les limites constructibles tout en s’inscrivant dans la trame du bâti existant.

Ces contraintes vont modeler le projet et nous orientent vers la construction de deux corps de bâtiments. L’un est implanté sur la trame du bâti existant, l’autre est aligné parallèlement à la rue Baltard. Ses deux volumes seront traités différemment et implantés à des niveaux altimétriques différents, proche du terrain naturel.

Mais la simple addition de deux corps de bâtiments ne constitue pas un projet homogène et compact. Pour créer des liens, à la fois fonctionnels, visuels et structurels entre les deux corps de bâti, ils s’embrassent, l’un venant se superposer à l’autre, dans un mouvement harmonieux et délicat. De cette étreinte vont naître des espaces interstitiels qui correspondent aux locaux communs, aux circulations principales et à l’entrée du bâtiment. Le résultat de cette opération d’imbrication donne un bâtiment compact qui semble creusé pour faire entrer la lumière.

Le volume sud suit la trame et la volumétrie parallélépipédiques des bâtiments existants. Cet ensemble est bardé d’acier autopatinable (corten, indaten) – de l’acier qui ressemble à la rouille mais qui ne se corrode plus. Cette patine évoque le véritable état naturel du fer et l’influence du temps qui passe sur les inventions humaines telles que l’automobile.
À l’image de Perpignan, qui sans renier son patrimoine, se fabrique un destin de ville moderne, les halles automobiles et structure métallique forment un ensemble homogène, une enveloppe d’aluminium ultramoderne.

La couverture constituée d’aluminium prend la forme d’une feuille que l’on aurait percée de fente pour faire entrer la lumière. Ce dispositif permet de minimiser l’impact visuel des Sheds en façade et évite ainsi,que ne colle au bâtiment, une image trop industrielle. La complexité de la forme de la toiture n’est qu’apparente, car elle est issue de la juxtaposition de bandes pliées. La surface obtenue est donc développable (déplié elle est plane) et régulière (de largeur égale). La couverture peut donc être réalisé avec des matériaux courants, comme les bacs aluminium à joint debout Kalzip qui intègrent en usine des capteurs solaires amorphes.
Les 4000 m2 de capteurs produisent environ 220 000 KW/an et dépasse les besoins en énergie du bâtiment.

Passé l’entrée, le piéton aura le choix de traverser l’espace central qui semble donner toutes satisfactions à ses utilisateurs. Ce cheminement le conduira vers le préau, moment où le nouveau bâtiment « Ateliers » lui apparaîtra tel que représenté sur la perspective.
Ici, en fonction du temps qu’il fait et du temps dont il dispose, il choisira d’attendre sous le préau, de s’asseoir sur les nouvelles banquettes face à l’entrée ou de monter quatre à quatre la demi-volée de marches qui le sépare des ateliers. Il aurait pu aussi, patienter calmement sur le parvis du bâtiment à l’abri des vents dominants et couvert par l’étage constitué de locaux administratifs.

L’espace interstitiel entre les deux volumes traverse le bâtiment d’Est en Ouest. Unique et presque monumental à l’entrée, cet espace se décompose ensuite en deux rues intérieures qui assurent une transition en douceur de l’extérieur vers les espaces d’enseignements.
Cet espace gère les flux des circulations horizontales et verticales de tous les pôles, il favorise les rencontres et les échanges entre les différentes sections. C’est un lieu privilégié par son volume, sa lumière naturelle et les vues qui traversent le bâtiment. Dans cet intérieur en lien visuel avec l’extérieur, l’architecture s’exprime, le bloc des vestiaires coloré s’arrondi aux angles, et ne touche pas le toit, ce toit dont la sous-face métallique et acoustique scintille sous l’effet des reflets de la toiture à travers les Sheds. L’escalier en double-hélices, les circulations de l’étage sont en coursives et le chef des travaux, de son bureau, regarde la scène.

À l’intérieur des halles, les espaces proches des façades sont éclairés naturellement par des ouvertures qui autorisent le plus souvent des vues vers l’extérieur. Lorsque le volume est trop grand, le recours aux Sheds permet d’éclairer naturellement les espaces, ils sont orientés au Nord pour capter une lumière homogène, sans risque d’éblouissement ou de surchauffe. La forme d’œil de ses Sheds n’est pas le fruit du hasard, elle permet de réduire l’impact visuel des Sheds en façade, mais la justification principale de cette forme est qu’elle distribue plus de lumière à mesure que l’on s’éloigne de la façade. Cette optimisation des ouvertures sert la thermique du bâtiment mais également la structure puisque la forme obtenue, à inertie variable, permettra de limiter les poteaux ou la section des éléments de structure.

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Kalzip®

L’avantage attendu du procédé Kalzip® est généralement son formage sur place qui permet une continuité de l’étanchéité sur de grandes dimensions et donc des pentes faibles ou nulles en dehors des points singuliers. Ici l’intégration des capteurs interdits cette technique et les laies photovoltaïques sont collées aux bacs en usines. Mais la grande dimension des bacs et le soudage ont permis la réalisation de l’ouvrage. La forme finale bien qu’apparemment très complexe est en réalité une juxtaposition de formes développables, ainsi les bacs sont de forme régulière et ne subissent qu’une simple courbure.
Finalement convaincu par le procédé, le maître d’ouvrage a souhaité dans un premier temps passer la surface de capteurs de 1000 à 4000m2 et dans un second temps nous a demandé de remplacer une zone prévu en membranes photovoltaïques par l’aluplussolar pour son aspect rassurant quant à la pérennité.

LYCÉE (Perpignan)